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Vers des villes écologiques : un défi mondial entre ambitions et obstacles

Modélisation du Conseil de l’Union Européenne du 19 au 22 mars 2025

Vers des villes écologiques : un défi mondial entre ambitions et obstacles

Vers des villes écologiques : un défi mondial entre ambitions et obstacles

Une réunion internationale regroupant plusieurs délégations a eu lieu afin de débattre sur la transition écologique des grandes villes. Les discussions ont porté sur la mise en place d’espaces verts, l’utilisation d’énergies renouvelables et la construction de bâtiments à faible empreinte carbone. Si certaines métropoles soutiennent ces initiatives, d’autres expriment des réticences en raison des défis économiques et sociaux qu’elles impliquent.

Des divergences sur la mise en place des espaces verts

La question de l’aménagement d’espaces verts a suscité un vif débat. Le représentant de Séoul a exprimé son scepticisme en soulignant que « la mise en place des espaces verts est désavantageuse d’un point de vue social et l’utilisation de matériaux efficaces n’est pas une priorité. » Un avis qui contraste avec celui de la représentante de Medellin, qui affirme qu’« il est possible de les développer sur les plans économique et écologique », bien que le volet social demeure un obstacle en raison des oppositions locales.

De son côté, la représentante d’Athènes a insisté sur l’importance de ces aménagements, notamment grâce aux fonds européens, et a souligné que « la jeune génération est consciente des enjeux environnementaux. » En Grèce, l’objectif est de construire des bâtiments écologiques malgré leur coût élevé. Dubaï, quant à elle, soutient Athènes, Pékin et Séoul dans cette démarche, tout en admettant que la mise en place d’une ville écologique reste économiquement difficile.

New York et Jakarta misent sur les énergies renouvelables

La transition énergétique est au cœur des préoccupations, notamment à New York, où 60 % de l’éclairage public provient déjà des énergies renouvelables. L’objectif est d’atteindre 100 % d’ici 2050, avec des fonds financés par plusieurs donateurs. De plus, un accord a été signé entre Jakarta et New York pour renforcer leur coopération en matière d’énergies propres.

Jakarta, qui joue un rôle clé dans la transition énergétique, estime néanmoins que « cinq ans est un délai trop court » pour atteindre des objectifs ambitieux. La ville cherche un financement adapté et s’accorde avec Paris pour que 60 % des bâtiments publics soient conformes aux nouvelles normes écologiques. Cependant, Paris peine encore à atteindre un pourcentage suffisant d’énergies renouvelables.

Des initiatives ambitieuses mais des obstacles persistants

Certaines métropoles prennent déjà des mesures concrètes. Los Angeles prévoit d’aménager 400 km² d’espaces verts, mais fait face aux conséquences des récents incendies de forêt qui ont ravagé une grande partie de la région. Malgré ces efforts, Paris et Séoul estiment qu’une végétalisation complète des façades urbaines est irréaliste.

Dans cette dynamique, la ville de Séoul propose l’installation de panneaux photovoltaïques sur les nouveaux bâtiments, tandis que Pékin affiche des résultats prometteurs en matière de construction de villes écologiques. En revanche, le représentant de Tokyo met en doute la faisabilité de la transition énergétique, estimant que cette évolution « n’aura jamais lieu » à grande échelle.

Un financement global en discussion

Pour financer ces initiatives, un prêt de 55 millions d’euros a été proposé, notamment par Londres, Jakarta et Athènes, qui investissent ensemble dans ces projets. Un vote permanent sur le financement est envisagé afin de pérenniser ces actions et soutenir toutes les villes du réseau écologique international.

Enfin, le label C40 Cities, qui regroupe des métropoles engagées dans la lutte contre le changement climatique, est mis en avant comme une solution pour encourager la transition énergétique. Cependant, les critères financiers restent à définir et les investisseurs, notamment à Dubaï, hésitent encore à s’engager si des normes trop strictes sont mises en place.

Un avenir incertain mais des engagements croissants

Cette réunion internationale a mis en lumière les divergences entre les villes face à la transition écologique. Si certaines, comme New York, Jakarta et Athènes, montrent un fort engagement, d’autres, comme Séoul et Tokyo, soulignent les obstacles financiers et sociaux. Malgré les défis, la volonté de nombreux pays d’avancer vers des villes plus durables reste intacte, avec des projets ambitieux à l’horizon 2050.

L’enjeu est de taille : réussir à concilier économie, environnement et société pour bâtir les métropoles vertes de demain.

Reda HAKIMI