Commission UE-CELAC : Vifs désaccords autour de l’article 5 qui amène à l’expulsion

Commission UE-CELAC : Vifs désaccords autour de l’article 5 qui amène à l’expulsion
La Commission UE-CELAC a été marquée ce jeudi 20 mars par de nombreuses tensions et divergences sur l’article 5 dans la section II du Texte de Projet Juridique, qui concerne un plan d’action pour combattre la criminalité. Cet article énonçait initialement que les pays ayant un taux de criminalité inférieur à 45 % devraient financer ceux dont le taux est supérieur à ce seuil. Cette proposition a été fortement contestée par plusieurs délégations, entraînant une série d’amendements et d’intenses débats diplomatiques.
La délégation de la France a proposé comme premier amendement que 1: “ce financement du plan d’action contre la criminalité soit basé sur le PIB des pays, alors que la redistribution des fonds dépendrait du taux de criminalité”. L’Argentine a contesté cette répartition, préférant une taxe prélevée uniquement sur les pays ayant un taux de criminalité inférieur à 45 % et donc sans l’implication du PIB. L’Espagne a alors réagi en accusant l’Argentine de se concentrer uniquement sur ses propres intérêts.
Les tensions se sont intensifiées au sein de la commission: la délégation du Cuba a critiqué le seuil de 45 %, qu’elle jugeait discriminatoire envers certains pays dans le besoin. Le Brésil a rappelé l’importance de la solidarité, tandis que la France a accusé l’Argentine et le Pérou d’être égoïstes. Après de longues discussions, l’amendement français a finalement été adopté.
Un amendement du second degré de ce même article 5 a été suggéré par la Bolivie qui propose d’ajouter un critère par rapport à l’éthique et à la conformité aux droits de l’Homme. Cependant, une erreur de la France a entraîné l’exclusion de la commission de l’Italie, qui a été accusée à tort d’être cosignataire d’un amendement à l’encontre des vrais valeurs de son pays. Cependant, après réflexion, la commission s’est rendu compte de l’erreur: le taux de criminalité de l’italie est effectivement supérieur à 45%. Ainsi l’Italie est revenue au sommet après quelques minutes de tension. Cette confusion a donc brièvement perturbé les négociations avant d’être corrigée.
L’article 5 a déclenché des tensions entre l’UE et la CELAC, opposant volonté et solidarité, accusations d’égoïsme et désaccords sur les critères de financement. Si un compromis a été trouvé, les relations diplomatiques entre certains pays, notamment la France, l’Argentine et l’Espagne, restent tendues. La mise en œuvre effective de cette décision reste incertaine.
Noelie DE LAMBERT et Nolwenn PARNAUDEAU