C40 Cities : nouveaux accords et tensions autour de la transition écologique urbaine
C40 Cities : nouveaux accords et tensions autour de la transition écologique urbaine
Par Octavie Adet et Pierre Zamora
Lors de la dernière session de la commission C40 Cities d’EUROMAD, plusieurs avancées ont été actées malgré de vives tensions sur le rythme de la transition écologique. Les articles 7, 8 et 10 ont été adoptés à l’issue de négociations serrées.
Sur les bâtiments (article 7), Portland a obtenu le report de l’échéance climatique de 2050 à 2055, malgré les réserves de Paris. New York a défendu ce délai en rappelant qu’un bilan intermédiaire est prévu en 2040. L’amendement a été adopté à la majorité simple.
Les discussions ont été plus âpres sur l’article 8, consacré aux zones industrielles. Athènes, soutenue par plusieurs délégations dont Séoul et Delhi, a plaidé pour un assouplissement des objectifs face aux contraintes techniques. À l’inverse, Lagos et New York ont poussé des solutions concrètes, comme le déploiement de panneaux photovoltaïques et de toits végétalisés. Un compromis a finalement fixé un objectif de 50 % d’énergies renouvelables, complété par une réduction des émissions de 75 % d’ici 2043, proposée par Portland.
Sur l’adaptation climatique, un amendement de Lagos renforçant la protection des villes côtières a été adopté sans opposition, tandis que Miami a fait valider une meilleure coordination des politiques locales.
En revanche, la proposition de Paris visant à contraindre davantage les grandes entreprises à financer la transition a été rejetée, sur fond de craintes de délocalisation, malgré des arguments contraires avancés par Beijing.
Ces débats illustrent les divisions persistantes entre ambitions climatiques et contraintes économiques, même si plusieurs compromis ont permis d’aboutir à des avancées concrètes.
